« L’histoire de ce bâtiment est singulière. Crée en 1843, il abrita en premier lieu un établissement hospitalier, un hospice nommé Saint-jules, en hommage à Monsieur Jules BILLECOCQ, Directeur de l‘Intérieur de 1828 à 1848, et insigne bienfaiteur.
Doté d’une chapelle, une première restauration eut lieu au début de la Rénovation Urbaine de Pointe-à-Pitre, Le Ministre de l’époque ayant prétexté que « cette chapelle n’était pas classée », vouait ce vieil édifice à la destruction. « Aucun crédit ne pourrait être distrait pour sa sauvegarde ».
En lui assurant une vocation culturelle, les promoteurs de la rénovation urbaine sauvèrent le bâtiment. La vieille chapelle fût ravalée, aménagée et consacrée à l’humaniste Rémy NAINSOUTA. »

En dépit de sa longue façade sur le Boulevard LEGITIMUS, en dépit du fronton en bois qui couronne la partie centrale de la couverture, en dépit des pilastres qui encadrent l’entrée, le bâtiment qui accueille les activités du Centre Rémy NAINSOUTA, présente un aspect qui est le contraire d’une architecture prétentieuse : la hauteur modeste de l’étage, les proportions des couvertures en sont les éléments les plus significatifs. Il s’agit d’une bâtisse faite autrefois pour les humbles.

- Jean-Claude PANCRASSIN, Architecte. -


 Rémy NAINSOUTA

  « Le comité de Saint-Claude profite de l’inauguration du centre Culturel Rémy NAINSOUTA, pour rappeler que l’histoire locale est riche d’hommes qui ont su très tôt affirmer l’identité et la fierté des Guadeloupéens.

Dès son retour d’Afrique, où il laisse un grand souvenir « Réhabilitation de la négritude avant la lettre », en 1941, Rémy NAINSOUTA écrit une conférence intitulée « Sésame ou les clefs de la prospérité créole ».

Il exhorte les guadeloupéens à mieux exploiter les ressources locales. Il les encourage également à s’organiser et se regrouper.

A la mémoire de Delgrès il fait ériger une stèle, à Matouba.

Le 6 avril 1943, il prononce à Basse-Terre une conférence sur le langage créole, ses origines, ses beautés, ses particularités, en affirmant qu’une communauté de langues crée la plus étroite des parentés.
Il participe à la création de l’Académie de Antilles « A CRA ».

Rémy NAINSOUTA était un progressiste. En mai 1958, il participe au colloque sur l’assimilation. En 1959, il préside la journée des intellectuels communistes mettant l’accent sur l’originalité historique, sociale et culturelle des guadeloupéens.

Il était partisan, puis convaincu de la nécessité d’un changement de statut et de l’inauguration de lien commerciaux plus institutionnels et politiques intercaraïbes.

Il s’éteint le 29 janvier 1969 àSaint-Claude. »

- Le Comité Rémy NAINSOUTA -

 
Le centre Rémy Nainsouta
 
Le centre Rémy Nainsouta
 
Le centre Rémy Nainsouta