En 1654, un pêcheur hollandais nommé Peter s’installe sur un éperon rocheux qui pris alors son nom. Beaucoup pensent que c’est la déformation de la « Pointe à Peter» qui donna son nom à Pointe-à-Pitre . D’autres pensent que c’est la déformation du nom espagnol « pita » ou « pitera » de cette arbuste que l’on trouve sur les rivages marécageux.

Si à l’origine le littoral du petit Cul-de-Sac marin était insalubre, le mouillage y était sûr. En outre, la proximité immédiate de la Rivière-Salée (petit bras de mer entre la Grande-Terre de la Basse-Terre) donnait une ouverture maritime vers la Grande-terre riche en plantations sucrières. Pointe-à-Pitre devient rapidement une étape commerciale incontournable mais Basse-Terre garde son statut de chef lieu.
Plusieurs tentatives de développement de la zone échouèrent à cause de son environnement naturel. Ce n’est qu’à l’occasion d’un débarquement anglais en 1759 que Pointe-à-Pitre à connu son véritable essor. Ils décidèrent d’établir, sur les quelques mornes émergeant de l‘enfer marécageux, des entrepôts et des magasins.
Le secteur du front de mer avec son le quartier commerçant nous laissent songeurs quand on pense au courage et à l’abnégation qu’il a fallu à nos ancêtres pour édifier une ville ici. Comment imaginer qu’il y à peine plus de deux siècles, avant son assainissement par les esclaves, les colons français et les soldats anglais, ce lieu était une terre de marécages, de moustiques et de maladies.

En 1772, la ville reçoit officiellement son nom de Pointe-à-Pitre.
La ville connaît une série de graves catastrophes et de bouleversements politiques qui n’arrêteront pas pour autant son développement. Ses habitants y feront face avec courage et opiniâtreté.

En 1780, un immense incendie ravagent la ville. 111 maisons sont détruites sur les 133 que compte Pointe-à-Pitre à cette époque.
En 1792, au cours de la Révolution française les tout nouveaux Républicains de Pointe-à-Pitre victorieux des Royalistes, se déclarent solidaires de la Convention.

Les anglais profitent de cette agitation pour débarquer à nouveau en s’alliant aux royalistes. Le 4 février 1794 Victor Hugues délégué par la Convention, débarque, porteur d’un décret abolissant l’esclavage une première fois. De nombreux esclaves affranchis regagnent les rangs des Républicains et repoussent les anglais qui se réfugient à Basse-Terre. Les anglais occupent encore sporadiquement la ville en fonction des soubresauts de l’histoire en Europe.

En 1843, un terrible tremblement de terre, suivi d’un incendie détruit Pointe-à-Pitre de nouveau. La ville est encore marquée par les tremblements de terre de 1851 et 1897. Elle ravagée par 2 incendies en 1850 et 1871. En 1865, un terrible cyclone suivie d’une épidémie de choléra fait 1200 morts. L’architecture hétéroclite du centre ville tient alors aux différentes reconstructions entreprises par les habitants essayant tantôt de s’abriter des vents des cyclones, tantôt de se prémunir des agitations de la croûte terrestre.

En 1906 et en 1910, la ville connaît de graves émeutes. En 1928, 90% des habitations sont à nouveaux détruites par un très violent cyclone.
Malgré ces catastrophes successives et ses agitations politiques la ville sera reconstruite, toujours plus belle.

 
Ses centres culturels:
Le Centre Rémy nainsouta
Le centre des arts et de la culture
Le musée St John-Perse
Le musée Schoelcher
 
Ses centres d'activité:
Le marché St Antoine
Le marché de la Darse
Le centre St John-Perse
La Marina
Ses Monuments:
L'église St Pierre & St Paul
La place de la victoire
 
 
 
 
 
 
 
 
Bord de Mer, Lauricisque,
vue coté mer

Bord de Mer, Lauricisque,
vue coté rue

 

 
Pointe-à-Pitre

 
Pointe-à-Pitre
 
Le Centre d'échange